Le CAFE : Etape 1 Utilisation dans l’économie circulaire

 

Encore un bel exemple d’économie circulaire nous venant une nouvelle fois de Belgique ! Deux jeunes bruxellois ont créé une entreprise qui récupère le marc de café pour faire de la culture de pleurotes, un champignon très prisé en cuisine. Une démarche positive tant pour le développement durable que pour l’environnement ou l’économie locale.

Martin François (entrepreneur social spécialisé en management, économie sociale, gestion de projets et communication) et Martin Germeau (bio-ingénieur spécialisé en ressources en eau et en sol) se sont lancés dans une folle aventure. Leur entreprise à finalité sociale a pour but de produire des champignons ainsi que de l’engrais biologiques à partir du marc de café, déchet des commerces avoisinants.

Leur technique originale et écologique, ils l’ont nommée la PermaFunghi, de « perma », abréviation de permaculture, et « fungi », nom scientifique du champignon. C’est une rencontre pour le moins inspirante entre Martin Germeau et le spécialiste thaïlandais des champignons, lors d’une mission volontaire en Asie, qui est à l’origine de cette initiative peu commune. Les deux jeunes entrepreneurs se sont également inspirés du concept de résilience urbaine et du mouvement de la transition écologique qui promeut de dépasser les perturbations du système par la mise en place de solutions plus locales et durables.

Ils ont d’abord cultivé les pleurotes à petite échelle avant de s’allier au projet Champignac (cellule de réflexion autour de la culture de champignons sur du marc de café) et de déménager, en mai 2014, dans des caves de 200 m2 permettant une production à plus grande échelle. L’équipe est aujourd’hui constituée de 5 travailleurs et d’une dizaine de volontaires.

Au-delà de l’approche écologique, PermaFungi, agréé en tant qu’entreprise d’insertion par la Région de Bruxelles-Capitale, forme des personnes peu qualifiées à ces techniques de culture inédites pour créer des emplois locaux et durables. Les bénéfices sont réinjectés dans le projet à des fins de recherches pour améliorer les produits et les services. Ses créateurs souhaitent en faire une source d’inspiration pour d’autres entrepreneurs sociaux et contribuer à leur niveau à un changement sociétal plus large.

PermaFungi produit principalement des pleurotes blancs sur ce qu’on appelle des « boudins » qui contiennent le marc. Ce dernier est collecté à vélo (pour diminuer les transports) auprès d’une dizaine d’établissements bruxellois (bars, cafés, etc.). De la paille et du blanc de champignons (graines de champignons qui viennent de Gand) sont ajoutés à ce marc pour améliorer la structure du substrat sans usage d’intrants chimiques. Par sac de 1,2 kilo, il est possible de récolter environ 300g de champignons qui seront vendus dans des magasins bio ou à des restaurateurs. Cerise sur le gâteau, c’est très bon pour la santé ! Les pleurotes sont sources de vitamines, de protéines (5 fois plus que dans la plupart des légumes), de fibres et de minéraux,. Mais rassurons-nous, ils ne goûtent pas du tout le café et ne contiennent pas de caféine non plus.

PermaFungi a également développé un kit qui permet à n’importe qui de cultiver des pleurotes à domicile. Via ses workshops et ses activités de teambuilding pour entreprises, la petite entreprise sociale propose aussi des visites guidées de ses caves, où ont lieu les différentes étapes de culture, associées à des ateliers de préparation/dégustation. Sachant qu’à Bruxelles, 7000 tonnes de marc de café sont jetées chaque année, on imagine le développement possible de ces activités ! A moyen terme, PermaFungi souhaite d’ailleurs développer un réseau décentralisé de producteurs pour stimuler économie et emplois locaux et durables.

pleurotte_cafe

SOURCE  /https://mrmondialisation.org/ils-font-pousser-des-champignons-bio-sur-du-marc-de-cafe/

 

 

 

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